Bon alors je préviens de suite que ma future vidéo ici présente n'est que... le résultat d'une journée à pas savoir quoi faire mdr
Elle contient des spoilers saison 5 et certains passages du film Fatwa avec Lauren Holly...
en fait j'avais vachement envie de m'amuser et quand on voit ce que ca donne on ne s'inquiète plus pour ma santé mentale... enfin bon, ce n'est qu'un montage de plus lol
en tout cas, donnez vos impressions



# Posté le jeudi 22 novembre 2007 13:08

Modifié le mardi 28 octobre 2008 10:21

Protect Me.
Chapitre 12.



La facilité. La facilité était ce qu'il détestait le plus. Il aimait quand les choses se compliquaient, il jouait avec le feu et ça l'excitait sous une certaine forme.
Il était organisé. Un tueur organisé qui planifiait toujours ses actes à l'avance... Il avait procédé ainsi pour Jenny et là il prenait vraiment son pied. Habituellement, il ne violait pas : il tuait. Mais avec Jenny...
Il voulait la faire souffrir, la faire souffrir et la voir souffrir jusqu'à ce qu'elle le supplie d'arrêter.
Une revanche symbolique sur son ex-femme- qui ressemblait à Jen - qui lui avait brisé le coeur et la vie. Une revanche symbolique sur la femme en général...
Desserrant l'attache de son blouson, il pénétra dans le grand bâtiment et repéra immédiatement une jeune femme seule. Exactement celle qu'il recherchait.

- La place est prise ? demanda-t-il avec un sourire charmeur.
- Non, vous pouvez y aller...

Il s'installa face à elle et héla une serveuse pour commander le plat du jour sans même avoir pris le temps de lire le menu. Il accorda un sourire à la jeune femme qui se tenait en face de lui.

- Oh pardonnez moi, je ne me suis pas présenté, murmura-t-il avec un nouveau sourire. John Smith, pour vous servir.

Elle lui sourit et répondit sur le même ton :

- Cynthia Summer...

***



Leroy Jethro Gibbs pénétra dans le repère du docteur Mallard, son éternel gobelet de café à la main et un air grave sur le visage. L'appel de l'assistant du médecin légiste l'avait inquiété plus qu'il ne devait et le rapide briefing de DiNozzo n'avait pas aidé les choses.

- Je t'écoute, Ducky.

Son vieil ami se tourna vers lui et remarqua, avec soulagement, qu'il était seul.

- Monsieur Palmer vient de trouver un élément important, Jethro.
- La cause du décès, peut être ?
- Non, bien sûr que non, ceci est un élément qui est simple à déterminer, mon cher assistant a trouvé... Je me demande bien comment j'ai pu passer à côté de ça... Enfin, il a trouvé ce morceau de papier qui est visiblement... Ducky prit une inspiration et continua sur le même ton que lorsqu'on annonce le décès d'un proche... adressé à la directrice Shepard.

L'agent spécial se rapprocha de la table d'autopsie alors que son regard restait fixé sur le bout de papier déposé face au docteur Mallard. Jethro enfila une paire de gants en latex et se saisit de la feuille où il découvrit la simple phrase adressée à sa maîtresse.
Il releva aussitôt la tête alors que Ducky plongeait son regard dans le sien. Gibbs se recula, ôta les gants et murmura plus pour lui-même que pour le médecin légiste...

- Il faut que j'aille la voir....
- Fais bien attention à elle, Jethro, ce monstre est capable de tout...

***



- DiNozzo !!
- Patron ?
- Je veux deux équipes autour de la maison de la directrice, vous placez des caméras partout, contact radio toutes les demi-heures ! hurla Gibbs
- Bien patron.
- Ziva !
- Gibbs ?
- Avec moi !

La jeune israélienne se leva prestement de sa chaise et suivit son patron jusqu'à la cage métallique sans un mot, attendant qu'il prenne la parole, ce qu'il fit une fois les portes refermées.

- Je veux que tu restes avec Jen, tu ne la lâches pas d'une semelle dès que je m'éloigne...
- Pourquoi ?
- Depuis quand on pose des question, officier David ?
- Depuis que tu donnes des ordres sans plus d'information !
- Francis la recherche...
- Oh...

Ziva n'ajouta rien de plus, enregistrant l'ordre de mission dans sa tête, si Gibbs lui demandait à elle, c'est qu'il devait avoir ses raisons...

- Je commence quand ?
- Tout de suite, elle est dans son bureau, tu restes avec elle et tu la colles...
- Comme une de tes ex-femme qui réclame sa pension alimentaire...

Un regard amusé parvint aux yeux de Ziva qui esquissa un sourire avant de sortir de l'ascenseur en lâchant par-dessus son épaule.

-Si tu me cherches, tu sais où me trouver...

***



- Je pense que j'ai trouvé la clé du mystère ! déclara Ducky alors que Gibbs pénétrait à nouveau dans l'enceinte de la morgue.
- Je t'écoute...
- En 1977, Groth, Brugess et Holmstrom ont développé un système de classification des violeurs...
- Je n'ai pas le temps pour les détails, Duck' ! le coupa l'ancien Marine.
- Bien., bien... Donc, ils distinguent les criminels animés par un "pouvoir de revendication", un "pouvoir de réconfort", une "colère de riposte" et une "colère d'excitation"....

Jethro fixa son vieil ami avec intérêt, ne souhaitant pas devoir le couper à nouveau pour qu'il comprenne qu'il n'avait pas le temps d'attendre... Le légiste poursuivit.

- Ce Francis... semble appartenir à la catégorie des tueurs « colère de riposte »... Mais ce n'est qu'un premier diagnostic, je n'ai pas tous les éléments en main pour en être sûr...

Gibbs hocha simplement la tête en signe de remerciement avant de s'éloigner avec rapidité vers la porte, il fut arrêté dans son élan par la voix de Ducky qui s'élevait à nouveau

- Il tuera à nouveau, Jethro... Jusqu'à ce qu'il ait ce qu'il désire...

***



- C'est étrange, vous ressemblez vraiment à quelqu'un que je connais, mais je n'arrive pas à me souvenir de qui..., s'exclama la jeune secrétaire.
- Ah oui ? Vous savez, beaucoup de personnes me ressemblent...

Cynthia fit une petite moue et répondit :

- Je ne crois pas...

Ils avaient sympathisé au fil du repas et la jeune secrétaire se laissait charmer sans broncher.
John l'entraîna vers l'extérieur après avoir réglé l'addition, Cynthia ne se doutait pas un instant que cet homme si charmant pouvait être dangereux... Ils avaient parlés de ce qu'ils aimaient et n'aimaient pas et elle avait remarquée qu'ils avaient beaucoup de points communs. Peut-être qu'elle aussi allait avoir droit au bonheur, comme sa patronne...

La jeune femme s'arrêta soudainement alors qu'ils arrivaient près de la voiture de John, bien sûr qu'elle le connaissait, il ressemblait trait pour trait au portrait robot de l'agresseur de sa supérieure !
La secrétaire n'eut pas le temps de répliquer quoi que ce soit, que déjà John qui avait noté son trouble, la forçait à entrer dans la voiture...
Il prit au passage le portable de sa « proie » et le laissa tomber au sol après avoir glissé un morceau de papier à l'intérieur.

- Allons-y, mademoiselle Summer...

***




- Ziva, je ne crains rien au NCIS..., murmura la Directrice Shepard avec un petit sourire.
- Je te l'ai déjà dit, fais comme si je n'étais pas là...

Jen soupira, faisant mine d'être exaspérée avant de répliquer :

- Je suis Directeur... Et je t'ordonne de me laisser travailler !
- Je ne t'empêche pas de travailler... Et je suis les ordres de Gibbs.
- Et depuis quand tu obéis à un homme ? demanda la directrice avec un sourire mutin

La jeune israélienne n'eut pas le temps de répliquer, la voix bien connue de Gibbs parvint de la porte.

- Je t'avais prévenue, Ziva, la tâche n'est pas de tout repos...

Jen se leva instantanément en voyant son amant arriver, elle franchit les quelques pas qui la séparaient de lui et lui prit son café des mains avant de le vider d'une traite, elle en avait bien besoin !

- Oh oui, tu as raison... Je vais me rafraîchir ! Ce furent les seuls mots de Ziva passant devant eux avec l'espoir de s'éloigner, elle ne voulait pas les déranger et surtout assister au moment où Jen expliquerait qu'elle ne voulait pas de protection...

La jeune directrice ferma soigneusement la porte et vint se placer contre le torse de son amant. Ce changement d'attitude mit la puce à l'oreille de Gibbs qui murmura :

- N'essaie pas de m'amadouer pour que je te laisse seule sans surveillance...

Touchée, elle se recula en soupirant et repartit s'asseoir à son bureau. Enfilant ses lunettes avec lenteur, elle releva les yeux vers l'agent Gibbs et demanda, tentant de retrouver un tant soit peu son poste de directrice :

- Je n'ai pas besoin de surveillance, agent Gibbs...

L'intéressé s'avança de quelques pas et se positionna face au bureau, obligeant la jeune femme à lever les yeux vers lui. Simple rituel qu'ils avaient pris avant d'entamer une nouvelle relation et il espérait que le fait de partager la vie de la jeune femme n'interférerait pas avec leur travail, il ne voulait pas faire les mêmes erreurs que dans le passé.

- Peut-être que vous le jugez ainsi, mais il est préférable que quelqu'un reste avec vous en toutes circonstances, Directeur.
- Mais cette personne n'as pas besoin d'être armée jusqu'aux dents pour rester avec moi ! soupira-t-elle.
- Ziva n'est pas la plus dérangeante, j'aurais très bien pu demander à un gros baraqué et dans ce cas-là tu ne serais pas passée inaperçue...
- Je sais très bien me défendre seule ! argua-t-elle.
- Je le sais, Jen, mais c'est une simple question de conscience... tant qu'il est dans la nature, je préfère que tu ne restes pas seule...

Elle soupira à nouveau, forcément, il avait raison... Ce n'était que simple sécurité de demander à Ziva de rester avec elle et, en plus de cela, il avait prit le soin de demander à une femme et non un homme...
Son amant était prévoyant, elle devait bien l'avouer. Mais elle ne voulait pas de sa pitié et avait peur qu'il ne la traite comme ça seulement parce qu'elle avait subit une agression éprouvante.
Jethro lui avait assuré le contraire à maintes reprises, mais cette peur de le perdre à nouveau restait solidement ancrée au fond d'elle... Elle avait réellement besoin de pouvoir passer, ne serait-ce qu'une nuit, un moment dans ses bras pour pouvoir oublier l'enquête en cours et comprendre que Leroy Jethro Gibbs l'aimait – bien qu'il se gardât bien de le dire – à sa juste valeur et qu'il ne voyait pas en elle une femme bafouée.
Comprenant dans son regard les pensées de sa compagne, Jethro contourna le bureau et s'accroupit près d'elle. Les bonnes résolutions de la séparation entre le boulot et le privé attendraient ! Il déposa sa main avec tendresse sur le bras de Jen et murmura en la ramenant à la réalité :

- Je n'aurais pas accepté de te faire l'amour si j'avais pitié de toi...

Elle tourna la tête vers lui en esquissant un maigre sourire. Il avait toujours su lire en elle comme dans un livre ouvert et il parvenait toujours à la rassurer sans qu'elle n'ait à exprimer ses doutes...
Tournant son siège de bureau vers lui, elle plongea son regard dans le sien et répondit sur le même ton que son amant :

- C'est vrai ?

Il la considéra un instant avant de répondre :

- Pourquoi mentir ?

Ils se sourirent mais alors que Jen allait répliquer, Tony déboula dans le bureau, un air grave sur le visage.

- On a un problème....

Gibbs, repassant en mode agent de terrain, se releva soudainement et incita Tony à poursuive par un simple regard.

- Voilà... Je reçois encore constamment des appels pour de nouvelles enquêtes et...
- C'est une manie chez vous de tourner autour du pot ?! demanda Gibbs
- Et je voulais appeler Cynthia pour qu'elle s'occupe de transférer les appels mais...
- Mais quoi ?
- Gibbs, si t'arrêtais de me couper constamment je pourrai terminer !

Un regard noir intima à Tony de se passer de ce genre de réflexion et de reprendre.

- Je suis tombé sur le répondeur...
- Cynthia garde toujours son téléphone allumé ! remarqua Jen
- Justement ! J'ai demandé à Abby de le localiser et on a retrouvé son téléphone par terre dans une ruelle...
- Elle l'a peut être perdu, osa la directrice
- Je ne pense pas..., répliqua Tony. Il y avait un papier avec...
- Et qu'est-ce qu'il dit ce papier ? demanda Gibbs, tous ses sens aux aguets.

Tony, plutôt que de lui répondre, lui tendit un sachet de pièce à conviction dans lequel était le papier. Gibbs se tourna vers la lumière et parcouru rapidement le mot des yeux avant de relever la tête pour croiser le regard de Tony, sans oser regarder Jen.
La jeune femme tenta de prendre la « pièce à conviction » des mains de son amant mais il l'en empêcha, elle se leva alors et se planta face à Tony, le fixant droit dans les yeux avant de demander :

- Il dit quoi ce papier ?!
- Cynthia est...
- Entre les mains de Francis... termina Gibbs.

Jen dut se rassoir avec rapidité pour ne pas tomber. Instinctivement, Jethro laissa tomber le papier à terre et tendit les bras vers Jen.
La feuille blanche virevolta dans les airs quelques instants avant de se poser au sol. Sonnant le début d'une longue course contre la montre...


# Posté le mardi 18 décembre 2007 05:56

Modifié le mardi 28 octobre 2008 10:21

Joyeux Noel, Jenny.
Chapitre unique.


Elle se tenait là, droite, face à la grande baie vitrée de son bureau.
L'agence était certainement vidée de ses occupants. Quelques personnes étaient bien passées rapidement pour lui souhaiter de joyeuses fêtes... rapidement, seulement.
Ziva l'avait invitée, mais elle n'avait pas accepté, elle n'avait pas le courage de sortir et de faire semblant... Pas ce soir.
Jen posa son front contre la vitre froide et resta à fixer la neige qui tombait en minces flocons à l'extérieur. L'or blanc recouvrait une bonne partie de la ville, les enfants étaient heureux, se roulant sur le sol en riant aux éclats.
Bien sûr, il ne lui avait pas adressé la parole, pas depuis que l'affaire de La Grenouille ait éclatée au grand jour...
Bien sûr, il devait être en train de passer ses fêtes avec.... avec n'importe qui d'autre.
Bien sûr...

Une larme perla sur sa joue, bientôt suivie par une dizaine d'autres.
Elle s'autorisait enfin à laisser tomber les barrières. Poser les armes et pleurer de tout son saoul. Vider le sac. Se laisser aller...

Noël se devait d'être les fêtes que tout le monde aime, les fêtes que l'on passe en famille. Si bien sûr on a la chance d'avoir une famille...

Cette histoire l'avait vraiment épuisée, vidée de toute forces. Elle n'était plus qu'une marionnette dont le temps s'amusait sur les cordes.
René avait pris plaisir à la faire tourner en bourrique, allant même jusqu'à venir lui demander de l'aide dans sa propre maison! Comment croire ça ? L'homme qu'elle recherchait le plus qui venait l'implorer chez elle !
Jethro qui se pavanait avec sa nouvelle conquête. Et son père... Son père qui revenait de parmi les morts ! Il y avait de quoi devenir folle...

Jenny se revit, l'espace d'un instant, petite, en train de découvrir la neige avec son père. Cet homme si attentionné pour sa fille, qui gardait toujours un ½il bienveillant sur elle.
Comment un homme à qui elle avait pu porter autant d'estime - et chez qui elle avait sans cesse recherché la fierté dans son regard – avait-il pu lui faire croire à sa mort ? Comment un père pouvait-il mentir à sa propre fille ?
Comment pouvait-elle croire, espérer, prier pour qu'il ne soit pas encore mort ?


La jeune femme se laissa glisser contre le mur, évacuant son trop plein par ses larmes. Plusieurs guirlandes clignotaient dans son bureau, lui donnant presque un aspect pathétique...
Le silence était présent, presque trop lourd... Seuls ses sanglots berçaient l'atmosphère. La même pièce qui lui paraissait pourtant joyeuse, habituellement.
Habituellement. Quel grand mot...

Elle se retrouvait comme ça, à 40 ans passés, seule, sans enfants et à pleurer un père « perdu » depuis plus de 12années, à pleurer comme une adolescente, dans son bureau, en période de noël. Très habituel.

Pathétique, elle se sentait pathétique...

Son esprit divaguait obligatoirement vers « lui », Leroy Jethro Gibbs.
Huit ans après, elle regrettait encore ses actes, seulement elle était bien trop fière pour se l'avouer. Et le voir avec cette.... Blonde ! Ça l'horripilait au plus haut point.
Alors qu'elle fermait les yeux, retenant une nouvelle vague de larmes autant qu'elle le pouvait, la porte de son bureau s'ouvrit avec lenteur. Jen ne releva pas la tête, pensant que ce n'était qu'un des veilleurs qui se demandaient pourquoi la lumière de son bureau était encore allumée. Ça lui arrivait souvent de les voir intervenir dans son bureau quand elle restait tard le soir... Elle y était habituée à force.
Des pas précipités indiquèrent que quelqu'un accourait vers elle, elle allait encore devoir se justifier à un inconnu... Super !
Relevant lentement la tête en tentant de sécher ses dernières larmes, elle fut surprise de croiser deux yeux bleu azur, visiblement très inquiets pour elle.

- Jen ?

Elle ne dit rien, ne sachant pas quelle réaction adopter devant un Leroy Jethro Gibbs soucieux.
La voyant frissonner, son ancien amant se redressa et saisit sa veste avant de la lui déposer sur les épaules. Ce laps de temps permit à la jeune femme de reprendre ses esprits, elle se releva pour se mettre à hauteur de son agent et demanda d'une voix fluette, brisant le silence du moment :

- Que me vaut ta venue, Jethro ?

Il la jugea, elle sentait son regard la pénétrer pour la sonder de la tête au pied, passer sous un rayon X aurait eu le même effet...

- C'est Noël, Jen...

Ses pensées négatives revinrent au galop, elle tenta un sourire et murmura ;

- Je sais...
- Et on se doit de passer Noël en famille... reprit-il.

Soit il avait décidé d'enfoncer le clou, soit il ne s'adressait pas à la bonne personne... !
Jen s'avança jusqu'à son bureau, installant une sorte de distance entre eux avant de répliquer.

- Tu ne m'apprends rien, Jethro, mais si tu es venu ici pour me faire la morale ça ne sert à rien... Je n'ai pas de...
- J'ai un cadeau pour toi... la coupa-t-il

Elle le fixa, confuse, depuis quand il était dans les habitudes du grand Jethro Gibbs de faire des cadeaux à ses ex ? Là, elle devait avoir raté un sacré épisode !

- Il n'est que 22h...
- Je sais... Mais il n'est pas ici...
- Et il est où ? A la machine à café ?

Il la considéra sans comprendre et fini par reprendre, un rien hésitant :

- Non... En fait il faudrait que tu me suives...
- Pourq...
- Sans poser de questions...

Elle le fixa pendant quelques instants et finit par céder. De toute façon si elle refusait il allait lui prendre la tête avec ça pendant un bon bout de temps, alors autant éviter des tracas en plus et faire plaisir à monsieur Gibbs. Parce qu'en plus de ça une migraine la prenait, alors elle n'avait pas la tête à se battre pour un oui ou pour un non...
Mais Jen le remercia tout de même intérieurement de n'avoir fait aucune remarque sur ses larmes, elle avait au moins gagné ça...

***

Ils avaient roulés pendant une vingtaine de minutes, Gibbs ayant brusquement décidé de respecter les limitations de vitesse, à croire qu'il n'était pas près d'arriver à son but. Aucun mot n'avait été prononcé durant le trajet, les comptines de Noël diffusées à la radio se contentaient de donner une touche musicale dans l'habitacle de la voiture.
Jethro se gara enfin, à l'entrée de ce qui semblait être un parc.
Jen tourna la tête vers lui sans comprendre. Il sortit de la voiture et vint ouvrir la portière de la jeune femme avant de murmurer :

- Il est sur la deuxième allée... Mais je ne peux pas venir avec toi.
- Attends, Jethro, c'est du délire ! Tu me demandes d'aller chercher mon cadeau, puis de revenir ? J'ai perdu l'âge, tu sais !
- Jen... s'il te plait...

Elle céda, il n'était pas courant en vocabulaire Gibbsien d'entendre un « s'il te plait », alors autant ne pas insister...
Soupirant et resserrant les pans de son manteau noir qui mettait sa chevelure ardente en valeur, la jeune femme s'avança vers la seconde allée du parc, après avoir jeté un dernier coup d'½il à Gibbs qui lui murmurait un « joyeux noël » presque inaudible.
Elle s'avança lentement, scrutant l'horizon. L'obscurité n'aidait pas, et trouver un paquet cadeau à cette heure-ci n'était pas tâche facile... Décidément, Jethro avait les idées de plus en plus étranges !
Une silhouette masculine se dessina soudainement devant ses yeux. Jen s'avança vers l'homme, elle pourrait lui demander de l'aider ou au moins de lui indiquer un chemin...
Une fois l'homme en question entré dans son champ de vision, la jeune femme s'arrêta.
Non... pas lui... Pas ici... Pas maintenant. Ce n'était pas possible !
Deux options s'offraient à elle : partir en courant et fuir lâchement ou avancer et prendre son courage à deux mains.
Elle choisit la seconde option, un Shepard ne renonce devant rien !
Franchissant les derniers mètres qui les séparaient, elle arriva à hauteur du vieil homme, restant un instant muette avant d'oser murmurer, préférant rester polie avant de lui lancer tout ce qu'elle avait à lui dire...

- Bonsoir papa...

***


Cela faisait plus d'une heure qu'ils parlaient, marchant vivement dans les allées du parc pour lutter contre le froid.
Elle avait immédiatement exigé des explications, puis était entrée dans une colère froide avant de s'adoucir peu à peu, finissant même par accorder un sourire à son père.
Gibbs les suivaient du coin de l'½il, il était resté à l'entrée du parc, gardant les mains dans ses poches, ne les sortant que pour chasser les flocons de neige qui devenaient trop gênant dans sa chevelure grisonnante. Il avait froid mais attendait, surveillant leurs mouvements d'un oeil attentif.
Il posa son regard sur Jen, elle semblait... soulagée.
Il avait dû user de tout son pouvoir sur McGee pour qu'il lance une recherche dans un programme ultra secret de protection sans que personne ne soit au courant, mettant leurs deux carrières en jeu et risquant d'envoyer son jeune agent en prison.
Mais il avait tenu à faire ce cadeau à Jen. Il voulait la voir heureuse et avait organisé cette rencontre entre deux personnes qui avaient besoin de faire une pause dans le temps, avant de tourner une page de leurs vies respectives...


Pourquoi ?

Telle avait été sa première question. Jen n'avait rien trouvé d'autre à demander que ce simple « pourquoi ? ».
Son père avait été patient, compréhensif, lui expliquant ses choix et ses actes avec une lenteur exceptionnelle. Il n'avait vraiment pas changé depuis le temps, Jen l'avait remarqué. Elle sortit de ses constatations en entendant la voix grave de son père qui s'élevait à nouveau.

- Qui est cet homme ?

Jen fronça les sourcils et comprit que son père parlait de son ancien amant. Elle se tourna vers l'intéressé qui lui adressa un signe de la main, et répondit avec une simplicité qui ne sentait que trop le mensonge.

- Un ami...

Jasper la considéra et murmura :

- Il est bien présent... pour un ami.
- Pardon ?
- Je ne connais pas beaucoup « d'amis » qui s'occuperaient de permettre à un père et sa fille de se retrouver et qui resteraient ensuite sous la neige à attendre que tu t'expliques avec ton père, Jennyfer.

Une ombre passa sur le visage de Jen, un père et sa fille... Elle comprenait mieux maintenant. Elle se reprit rapidement avant d'adresser un sourire mutin à son père

- Tu veux le rencontrer, c'est ça ?
- Comment tu...
- J'ai toujours su lire en toi, papa.

Elle sourit, heureuse de remarquer que malgré tous ces événements, leur relation père fille n'avait pas changée, ou presque pas...
Jenny adressa un léger signe de tête à son ancien amant, lui demandant de venir vers eux. Jethro s'exécuta et s'arrêta aux côtés de Jen, face à Jasper Shepard.

- Ma fille me dit que vous n'êtes qu'un ami, murmura Jasper. Cependant, je suis certain qu'il y a plus...

Jethro tourna la tête vers Jen, il ne s'était pas attendu à ça... La jeune femme lui adressa un sourire réconfortant et s'approcha pour murmurer de façon à ce que seul Jethro n'entende :

- Je n'y suis pour rien...

Ils se regardèrent et la jeune femme esquissa un sourire. Un des sourires qui lui étaient réservé du temps où ils étaient encore ensemble... Un sourire qui réchauffa immédiatement le c½ur de Jethro. Elle ne lui en voulait pas, c'était déjà ça...
Il se tourna vers Jasper et s'apprêtait à répondre lorsque Jen l'interrompit :

- Il y a eu, papa. Il n'y a plus...

Jasper Shepard fixa Gibbs avec insistance et répondit, d'une voix basse :

- Vous avez osé briser le coeur de ma fille ?

Un voile passa sur les yeux de l'agent spécial Gibbs, il se contenta de poser son regard sur Jen mais n'eut pas le temps de répondre : la jeune femme avait déjà pris la parole.

- Non, c'est moi qui suit partie, papa.

Un long regard entre Jen et Gibbs s'en suivit. Un regard chargé d'émotions, de regrets et de sentiments qu'ils ne parvenaient pas à estomper avec le temps...
C'est à cet instant que Jen comprit. Elle comprit qu'il l'avait cherchée, qu'il n'avait pas voulu la perdre. Elle comprit qu'elle n'avait pas été la seule à souffrir dans cette histoire...

La neige se déversait maintenant avec force, les flocons étaient de plus en plus gros, créant un manteau opaque qui recouvrait peu à peu la route. Ils n'allaient pas devoir tarder.
Jasper Shepard leva lentement son poignet à ses yeux, il était 23h40. Sa fille et lui avaient longuement discutés et maintenant que ce Jethro entrait dans la partie il comprenait que son tour était passé... Il avait bien vu la façon dont sa fille et cet homme se regardaient, la façon dont leurs corps se mouvaient lorsqu'ils se parlaient... Il aurait pu parier sa vie qu'il y avait bien plus que de l'amitié entre ces deux-là...
Il adressa un simple sourire à l'agent spécial. D'ancien Marine à ancien Marine, d'homme à homme... Jasper ne se battrait pas pour la place dans le c½ur de Jennyfer . Il avait perdu d'avance...
Il entraîna lentement sa fille à l'écart de son agent et lui glissa une photo dans la main avant de s'approcher pour murmurer à son oreille.

- Je ne reste pas, Jennyfer... C'est trop dangereux.
- Mais, papa...

Un doigt autoritaire sur ses lèvres la fit taire – exactement comme quand elle était petite - et elle attendit que son père termine sa phrase.

- Si j'ai bien appris une chose dans cette histoire, Jennyfer, c'est qu'il ne faut pas rester sur ses erreurs... Chaque problème à sa solution, mon ange.

Il indiqua lentement Jethro du regard et reprit en plongeant ses yeux dans ceux de la rouquine

- Tu resteras toujours ma petite fille, bien que tu sois grande. Avance, Jennyfer... Autorise toi à l'aimer. Je ne connais pas votre histoire, je ne sais pas pourquoi tu es partie – et tu devais avoir tes raisons - mais il est clair que votre histoire n'en est pas à sa fin... La mienne, si.

Jennyfer Shepard regarda longuement son père, une larme se fraya un chemin sur sa joue, terminant sa course sur ses lèvres. Elle l'essuya lentement avant de s'approcher de son père et de murmurer :

- Souviens toi de ce que tu me disais quand j'étais petite... Ce n'est pas parce que l'on tourne la page qu'on oublie le chapitre précédent... Je t'aime, papa.

Elle l'avait dit. Elle venait enfin de lui dire qu'elle l'aimait. Les trois petits mots dont elle avait tant eu besoin de lui murmurer depuis son pseudo suicide. Les trois petits mots, onze lettres qui prouvais que même si elle ne comprenait pas, elle lui pardonnait...
Jasper s'éloigna d'un pas, murmurant un joyeux Noël à sa fille avant de s'en aller, s'enfonçant dans les pénombres de la nuit, ne laissant que de fines traces de pas sur la couche de neige qui restait au sol.
Jenny le regarda disparaître peu à peu, ne voulant pas le lâcher du regard avant d'être sûre qu'elle ne le verrait vraiment plus. Une fois son père hors de portée de vue, elle baissa les yeux sur la photo qu'il lui avait glissée dans la main.

Elle, petite jouant dans la neige. Son premier noël sous la neige.

La jeune femme sourit lentement, en sentant de nouvelles larmes monter à ses yeux. Elle retourna la photo et remarqua un numéro de téléphone griffonné à la va-vite. Un véritable sourire éclaira son visage : tout n'était pas encore perdu.
Relevant la tête, Jen croisa le regard de son ancien amant. Elle enfouit la photo dans sa poche et s'approcha lentement de lui, gardant ses yeux fixés aux siens.
Une fois face à lui, elle ne réussit qu'à murmurer un simple merci... Ce cadeau était inespéré à ses yeux. Jethro n'avait eu aucune raison de faire ça, mais il l'avait fait. Il lui avait offert ce dont elle rêvait secrètement, réalisant un de ses plus grands rêves : revoir son père.

Car malgré la haine, malgré la rage qui s'emparait d'elle - quand elle pensait à cette sombre affaire et à son père - la petite fille qui demeurait au fond d'elle ne pouvait s'empêcher de lui pardonner. Cette même petite fille qui avait découvert la neige pour la première fois aux côtés de son père.
Cette petite fille qu'il aimait : son ange.

Leroy Jethro Gibbs esquissa un sourire et caressa la joue de son ancienne maîtresse, prenant le temps de réfléchir aux paroles qu'il allait prononcer. Seulement il n'eut pas le temps de parler, il n'eut pas le temps réfléchir plus longtemps : Jen venait de poser ses lèvres sur les siennes partageant un long baiser avec lui.
Elle avait décidé. Jenny Shepard venait de prendre un tournant dans sa vie, faisant le choix de l'embrasser, là, maintenant. Déposer ses lèvres sur les siennes pour enfin lui faire comprendre qu'ils avaient perdu trop de temps... Avancer dans le livre de sa vie pour retrouver le bonheur auquel elle avait goûté lors des premières lignes du chapitre de l'amour...
Leur histoire était peut-être compliquée. Leur histoire s'était peut-être mal terminée huit ans auparavant. Mais leur histoire restait leur histoire, et elle prenait un nouveau départ.

Ils étaient là, sous une neige ardente, à partager leur premier baiser depuis bien des années alors que les douze coups de minuits résonnaient dans la ville.
Se séparant, à bout de souffle, la jeune femme posa son front contre celui de l'homme qu'elle avait toujours aimé et sourit devant son air semi ahuri :
Jen avait écouté son père, elle s'était lancée et devait bien avouée qu'elle était étonnée de ne pas avoir été rejetée... Peut être que la magie de Noël opérait après tout.
Elle laissa passer un temps et murmura au creux de son oreille :

- Je n'avais pas de cadeau, mais je crois que je viens d'en trouver un...

Et elle l'entraîna vers la sortie du parc, glissant sa fine main dans celle virile et puissante de son futur amant, un sourire mutin sur les lèvres. Elle ne savait pas où cette histoire allait les mener, elle ne savait pas si l'avenir leur réservait des surprises mais elle connaissait une chose : La magie de Noël.

- On dit que la magie Noël n'opère que quand on y croit vraiment... Tu y crois toi ? demanda–t-elle d'une petite voix à l'ancien Marine.
- Maintenant... Je pense que oui, murmura-t-il, avec - à son tour - un sourire malicieux aux lèvres.

Et ils s'éloignèrent. Main dans la main. De beaux projets en tête - la nuit risquait d'être longue... -, mais surtout avec une chose primordiale : de l'espoir.

Un vieil homme les fixa longuement, admirant leurs sourires, écoutant leur silence partagé. Il ne connaissait pas vraiment cet homme, mais tout lui montrait qu'il était celui qu'il fallait pour sa fille...
Ce n'est que lorsque le son du moteur se fit lointain qu'il s'autorisa à fermer les yeux un instant, laissant la neige battre avec douceur son visage.
Jasper Shepard ouvrit les yeux et fixa l'endroit où il avait – quelques secondes plus tôt - aperçu sa fille embrasser ce mystérieux Jethro. Il se concentra sur le silence environnant et finit par murmurer, un sourire au coin des lèvres :

- Joyeux Noël, mon ange.

C'est ainsi que leur chapitre s'achevait. Les dernières lignes venaient d'être parcourues et ils s'attaquaient tout deux au chapitre suivant - chacun de son propre côté - mais avec les souvenirs du précédent toujours en tête...

L'homme s'éloigna lentement, la tête baissée et les mains dans les poches. Il savait où aller, Jethro s'était occupé de tout.
Il dépassa les grilles du parc et se retourna une dernière fois. Cette page de sa vie faisait partie des meilleures. Il sourit lentement et laissa perler une larme qui vint s'écraser sur la neige. Jennyfer allait lui manquer. Mais qui sait, peut-être aurait-il l'espoir de devenir grand-père... Dans tous les cas, il savait que cet homme était le bon pour sa fille.
Il se retourna et s'en alla. Cette fois, pour de bon.

On dit que la magie de Noël n'est qu'un mythe. On dit qu'un Noël sous la neige est magique. Profitez de l'instant présent mais retenez une chose : vous n'oublierez jamais le chapitre précédent.

Jen et Jethro passeront la nuit ensemble, peut-être à participer au miracle de la vie...
Jasper Shepard s'endormira un sourire aux lèvres.
Les premières lignes du chapitre suivant étaient maintenant écrites.


# Posté le samedi 22 décembre 2007 06:51

Modifié le mardi 28 octobre 2008 10:21

Calendrier 2008.
Chapitre unique.


Dans une petite salle, bâtiment C, Washington D.C : le 28 décembre 2007


-
Tu pourrai faire un sourire ! s'exclama la jeune femme.
- Pou
rquoi veux-tu que je souris si on ne voit pas ma tête sur la photo ?!
- Pa
rce que si tu souris, ça se sentira dans l'attitude de ton corps !
- Moua
is...
- Jethr
o, ça ne m'enchante pas plus que toi, tu sais !

Il se déplaça lentement à l'arrière de la jeune femme et se colla contre son dos, avant d'abaisser la bretelle gauche de son soutien gorge et de contracter les muscles de son bras, le temps d'une pose de plus. Il reprit en soupirant :

- Pourtan
t, cette idée vient de toi...
- Je t'
ai déjà dis que ce n'est pas la mienne ! se défendit-elle
-
Mais tu m'as demandé de le faire avec toi...
- Pa
rce que je n'allai pas le faire avec un inconnu !
- Alors, ell
e vient de qui cette idée ? demanda-t-il en ignorant volontairement la dernière phrase de Jen.
- D
'une certaine personne !

La rouquin
e soupira et vint se placer face à l'ancien marine. Elle pencha la tête en arrière, offrant - le temps d'une image - une vue plongeante sur sa poitrine à son partenaire. Jethro sentit soudain, pendant quelques secondes, son souffle s'accélérer, avant de reprendre :

- E
lle a un nom, cette certaine personne ?
- Oui Jet
hro. C'est le père Noël en personne !
- Jen !
- Q
uoi ? fit-elle d'un air innoncet, en fuyant son regard tandis qu'un large sourire fendait son visage.
- Alors,
c'est qui ?
- Quelqu'un
!
- Je vois.
... Il laissa passer un silence avant de reprendre : C'est Tony ?
- Pourq
uoi tout de suite lui ?! Ah non mais vraiment ! Soupira Jen en levant les yeux au ciel.
- Donc, c'e
st Tony.
- Je
thro !
- Il
n'y a que lui pour trouver une idée pareille...
-
Pas forcément !
- Alors
qui est-ce ?!

Jen souff
la et adopta la posture suivante, posant ainsi sa tête sur le torse de son partenaire avant que celui-ci ne place les mains sur la chute de reins de la jeune femme.

- A q
uoi cela te servirai-t-il de savoir qui est à l'origine de cette idée ? murmura-t-elle.
- Comme ça
je pourrai expliquer à cette personne que je n'aime pas ce genre d'idée ! répliqua-t-il.

Jethro
soupira et frissonna lentement lorsque la rouquine posa sa main gauche sur son torse, faisant briller - au passage - son alliance sous les projecteurs.
Le phot
ographe - qui se taisait depuis le début de la séance - prit soudainement la parole, brisant l'instant précédent :

- Excus
ez- moi madame ! Il faudrait enlever votre alliance... Idem pour monsieur.

La jeune d
irectrice se tourna aussitôt vers le jeune homme et se planta face à lui, les mains sur les hanches, sans se soucier de son peu de tenue.

- Ah non
, je ne quitte pas mon alliance ! Il en a déjà eu trois avant moi - Jen évita, volontairement, de parler de Shannon -, alors je ne prends pas le risque de le perdre !

Jeth
ro se plaça près d'elle et effleura lentement ses hanches avant de murmurer :

- De to
ute façon, nous en étions à la dernière photo, non ?
- Oui, m
ais c'était juste pour refaire celle-ci, répondit le photographe.
- Bien,
alors on va s'arrêter là, nous passerons demain pour récupérer le calendrier qui sera mis aux enchères, reprit Jen.

La jeu
ne femme entraîna son mari vers les vestiaires, où ils se rhabillèrent avant de quitter le bâtiment.
Une fois d
ans la rue qui avait été décorée à l'occasion des fêtes de fin d'année, Jen glissa sa fine main dans celle puissante et virile de son amant, laissant passer un silence apaisant entre eux pendant qu'ils marchaient en profitant de l'instant présent. Après un petit moment passé à s'embrasser - tels deux adolescents - au détour d'un parc, la jeune femme murmura sur le ton de la confidence :

-
En fait, c'est une idée de Bob... Mais c'est seulement parce que j'ai perdu un pari avec lui, ajouta-t-elle précipitamment.
- Et qu'es
t-ce que tu avais parié ? demanda Gibbs, après un silence.
-
Que je ne t'épouserai jamais....

Ell
e s'éloigna précipitamment vers une vitrine voisine, l'air faussement coupable, se mordillant la lèvre inférieure en souriant presque, guettant la réaction de son mari.
. J
ethro resta quelques instant sans bouger avant de la rejoindre un sourire aux lèvres : il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

Maison de Jen et Jethro Gibbs, salon, Washington D.C : le 31 décembre 2007.


- Alors ce
calendrier ? demanda Bob en entrant dans le salon des jeunes mariés. Vous vous êtes bien amusés ?
- C'était merveilleux... La prochaine fois que tu as une idée comme ça, rappelle moi de te faire avaler ta cravate !. répondit Jen, un sourire volontairement crispé au coin des lèvres et le regard presque menaçant.

Bob l
a fixa d'un air surpris avant de comprendre qu'elle plaisantait. Le sénateur s'installa entre l'officier David et la secrétaire de Jen, face à la jeune laborantine - qu'il n'avait rencontrée que brièvement - et à l'assistant du docteur Mallard qui était lui aussi présent.
Toute l'éq
uipe était réunie chez le couple pour passer le réveillon du nouvel an en "famille". Tony avait tenu à inviter le sénateur Summers lorsqu'il avait entendu parler de cette idée de calendrier qui serait vendu aux enchères et dont les bénéfices seraient reversés aux orphelins de guerre. Bien sûr, ce n'était pas le côté de la chose qui avait intéressé le bel italien au premier abord, mais plutôt le fait de savoir que ses boss avaient posés en sous–vêtements, tout simplement parce que Jenny avait perdu le pari...

- Je vire le premier qui a l'idée de relancer un pari ! s'exclama Gibbs à l'adresse de ses agents, ne voulant pas plaisanter comme son épouse.
- Oh
allez, sois pas mauvais perdant Gibbs ! murmura Abby en souriant.

L'anc
ien marine adressa un sourire à celle qu'il considérait comme sa fille. Ce n'était pas le fait qu'il puisse être mauvais joueur. Il n'avait simplement pas apprécié de poser à moitié nu avec sa femme sans explications préalables ! Surtout qu'ils ne savaient pas qui allait acheter ce calendrier et l'afficher dans son bureau. Bonjour la réputation du NCIS après !
McGee
- qui se taisait jusqu'à présent - demanda alors tout haut ce que tout le monde pensait tout bas :

- On sait
qui a acheté le calendrier alors ?
-
Le bleu ! Tony laissa passer un moment et reprit : Pour une fois que tu poses une question intelligente, je suis d'accord avec toi. –puis, se tournant vers le couple, il continua- Il est où ce calendrier maintenant ?

Jen
ouvrit la bouche pour murmurer qu'elle n'en savait rien, mais Bob l'interrompit en désignant l'horloge d'un signe de tête.

- Mes ami
s, minuit arrive...

Tou
s levèrent leur verre pour fêter la nouvelle année, ils n'étaient qu'une famille en ce moment : plus d'agents spéciaux, de directeur, de sénateur ou encore de secrétaire. Juste une grande famille.
Une fois les
douze coups de minuit sonnés et les étreintes effectuées, tous se rassirent et vidèrent lentement leur coupe de champagne.
Après un p
etit quart d'heure passé à énumérer les bonnes résolutions et s'embrasser amicalement, Bob se leva - une fois le repas terminé - et partit chercher quelque chose dans l'entrée. Le sénateur revint avec un large - et plat - paquet cadeau dans les mains. Il le tendit à la maîtresse de maison sous les regards envieux du reste de la tablée.

- Pou
r monsieur et madame Gibbs, lut Jenny sur l'étiquette collée au papier cadeau.

Les d
eux intéressés se regardèrent avant que la jeune femme ne se décide à ouvrir le paquet. Jen et Jethro restèrent stupéfait pendant quelques instants, avant de dévoiler aux yeux de tous, le calendrier pour lequel ils avaient posés.
Déc
idément, ils allaient en entendre parler de ce calendrier 2008...
L'équipe
se précipitèrent dessus afin de découvrir les photos, pendant que les deux amants jetaient à l'unisson un regard meurtrier au sénateur...

Il ne
voulait pas non plus qu'ils l'affichent dans leur salon ??


# Posté le mardi 25 décembre 2007 15:53

Modifié le samedi 07 mars 2009 14:05

Protect Me.
Chapitre 13.


72 Heures après

- Qu'est-ce que vous me voulez ? demandait la jeune femme, recroquevillée dans un recoin de la pièce.

Cynthia Summer était retenue depuis près de 72 heures, son soi-disant prince charmant l'avait emmenée de force dans cette pièce, loin du monde extérieur, là où la pénombre était reine.
La jeune femme répétait sa question d'une voix faible. Elle était apeurée. Non, apeurée n'était pas le mot juste... Elle était terrifiée .De cette même terreur qui serait capable de tuer un homme sur place, sans poison ni arme...
John ne l'avait pas touchée, il avait dit ne pas s'intéresser aux femmes de son genre... Heureusement, pensait-elle... Il n'avait fait que la laisser dans cette pièce noire, seule et en sous vêtements. Cynthia ne savait même pas si en cet instant elle était bien seule dans la pièce, ou s'il était près d'elle...Elle ne s'était réveillée que quelques minutes auparavant et ne faisait que répéter sa complainte, n'osant pas se lever pour arpenter la pièce...
Cynthia frissonna, elle avait faim et froid et une horrible douleur la traversait lorsqu'elle esquissait le moindre mouvement... Après lui avoir ôté ses vêtements il l'avait violemment propulsé contre le mur et des bleus sur son corps laisser deviner une douleur intense.
La porte grinça soudainement dans le fond de la pièce et la jeune femme hoqueta de peur, ne distinguant qu'une silhouette masculine qui s'avançait vers elle, avant de sombrer dans l'inconscience, cédant sous le poids de la peur qui se faisait trop intense.

***


L'agent spécial Gibbs enclencha la touche d'appel rapide et attendit patiemment que son interlocutrice décroche, ce qu'elle ne tarda pas à faire...

- Shepard, j'écoute...
- Jen, je...
- Vous l'avez retrouvée ? le coupa la jeune femme.
- Nous, non. mMais... Le FBI oui.
- Et Francis ?
- Non... Il a filé avant que nous puissions intervenir.
La jeune femme n'eut pas le temps de répondre, son amant venait de la couper en lui indiquant qu'il devait y aller, Fornell arrivait avec Cynthia...
Jenny se laissa tomber au sol, ramenant ses genoux contre sa poitrine et posant la tête par-dessus. Tout était de sa faute – en tout cas c'était ce qu'elle pensait - Francis ne s'arrêterait jamais... Pas avant d'avoir eu ce qu'il voulait !

***


Ziva – qui revenait de la machine à café - posa avec brusquerie les gobelets sur le bureau de Jen et se précipita vers cette dernière.
Les larmes montaient aux yeux de la Directrice, qui les chassa une nouvelle fois d'un geste rageur de la main. Elle ne voulait pas pleurer. Elle ne devait pas pleurer ! Il ne fallait pas céder, et elle ne voulait vraiment pas céder !
Ziva passa – avec autant de délicatesse qu'elle le pouvait - sa main sur le visage de son amie, effaçant du pouce une larme salée qui avait réussi à se frayer un chemin sur les joues de la rouquine. Elle comprenait ses doutes et sûrement son sentiment de culpabilité. Elle aussi était passée par là lors de l'affaire avec son frère, Ari. On se sentait partagée entre deux camps avec d'un côté les personnes que l'on aime et de l'autre une personne qui ne s'arrêtera que lorsqu'il aura satisfaction d'avoir tuer la personne voulue...

- Il ne s'arrêtera jamais, Ziva... culpabilisa Jen. Il me veut, moi...

La jeune israélienne serra son amie contre elle, ne sachant pas quoi dire ou faire d'autre. Elle n'avait jamais été douée pour aider les gens qui en avaient besoin et qui étaient tristes. Ziva était forte pour l'action, pour le terrain. Pas pour rassurer ceux qui en avaient besoin.

- Je dois le retrouver ! s'exclama la rouquine.
- Non, Jen, tu dois attendre ici, en sécurité ! murmura Ziva
- Je ne vais pas rester à me tourner les pouces alors qu'il détenait Cynthia en otage !

Ziva n'eut pas le temps de répondre un quelconque argument, une déflagration venait de retentir, brisant par la même occasion la vitre juste au-dessus de leurs têtes...
Par réflexe, la jeune israélienne se jeta sur Jen pour la plaquer au sol.

- Couches-toi !

Ziva attira Jen derrière son bureau - lieu où elle serait le plus en sécurité jusqu'à ce qu'elle trouve un plan de secours -, puis resta près d'elle alors que la rouquine retrouvait ses réflexes d'agent de terrain et attendait, elle aussi aux aguets. Rien ne prouvait prouver que c'était Francis. Elle était source de plusieurs attentats depuis qu'elle avait atteint ce poste.
Ziva attendit quelques instants, prit en compte le temps de pause entre deux tirs, d'où provenait les balles et tourna la tête vers Jen.

- Toi, tu restes ici, surtout tu ne bouges pas ! Le sniper doit être sur le toit d'en face, si j'arrive à sortir discrètement, je pourrai peut-être l'avoir !
- Ziva, c'est du suicide !
- Tu préfères que je reste là à te regarder te faire tuer ?!

Ne lui laissant pas le temps de répliquer, Ziva se lança vers la porte du bureau en rampant pour ne pas se faire repérer... Une fois hors de ce qu'elle supposait être le champ de vision du sniper, la jeune femme se redressa et se mit à courir vers l'extérieur du bâtiment.
Jen, toujours derrière son bureau, n'entendit soudainement plus aucun bruit. Elle attendit patiemment pour être sûre de ne pas être prise dans un piège puis se mit elle aussi à ramper vers la porte de sortie. Elle atteignit l'extérieur de l'agence avec rapidité et n'eut que le temps d'apercevoir une berline noire qui s'échappait, avec Ziva à son bord.

***


L'homme s'avança vers elle. Cynthia pensait que ses dernières minutes de vie étaient en train de se dessiner sous ses yeux lorsqu'elle reconnu la silhouette de l'agent Gibbs. Tout n'était peut-être pas encore perdu.

- Cynthia ? Cynthia parlez-moi ? Cynthia ?!

Jethro essayait, en vain, de garder la jeune secrétaire consciente. Ils avaient travaillés en collaboration avec le FBI et avaient réussi à arriver à ce hangar. Francis n'était pas présent. Jethro aurait donné n'importe quoi pour pouvoir se retrouver enfermé entre quatre murs avec ce fou en ce moment même... Il lui aurait fait passer l'envie de toucher une femme.
Revenant à la situation présente, l'ancien marine releva la tête en espérant voir l'ambulance arriver... Cynthia leur était littéralement tombée dans les bras, avait ensuite convulsé avant de perdre conscience. Ils ne pouvaient pas la perdre maintenant. Pas après l'avoir enfin retrouvée !
Et ce Francis toujours dans la nature...

***


- Vous travaillez avec Jenny ?

Elle ne répondit pas, encaissant un nouveau coup en silence. Sa lèvre inférieure et son arcade sourcilière gauche étaient en sang, témoins des coups d'une rare violence qu'elle avait enduré jusqu'à présent.
Il l'avait attaché. Heureusement pour lui, pensait-elle. Elle se serait déjà occupée de lui si ça n'avait pas été le cas.
Ses vêtements lui avaient été enlevés, révélant ainsi sa peau parsemée de blessures antérieures et son ensemble de sous vêtements noirs. Elle ne frissonnait pas, elle n'avait pas froid...
Il la détenait depuis maintenant plus d'une heure, elle le savait parce que sa montre sonnait toutes les heures. Il ne lui avait rien pris à part ses vêtements, ni bijoux - bien qu'elle n'en porte guère - ni montre... Erreur de sa part, elle avait donc la notion du temps.

- Rien ne sert de garder le silence, mademoiselle David ! Vous finirez par parler...
- Je n'ai rien à vous dire...

Il la frappa à nouveau, ne retenant pas sa rage dans son geste. Cette israélienne était sortie alors qu'il tirait sur les vitres du bureau de Jenny. Cadeau du ciel, il avait vite fait de la capturer. Sa proie, Cynthia Summer, lui avait été enlevée alors qu'il s'était absenté. Ce qui avait eu pour effet de créer une rage folle en lui. Il avait prévu de la tuer dans d'atroce souffrance. L'empêcher d'assouvir son plaisir était un crime à ses yeux. Jenny lui avait repris son « jouet » : elle devait payer !
Ziva simula l'inconscience sous son coup, préférant s'octroyer quelques minutes pour réfléchir à une façon de sortir...

***


- Jethro !

Jen courut à travers le couloir de l'hôpital et se jeta dans les bras de son amant, elle était en pleurs, les balles de l'avaient pas touchée mais Ziva avait été capturée ! Ou plutôt, s'était laissée capturée...
Plusieurs débris de verres étaient parvenus au visage et aux mains de la jeune directrice, mais ce n'était que des blessures superficielles à ses yeux.
Gibbs la serra dans ses bras avec une infinie douceur, la jeune femme qui tremblait et semblait à bout de force. Voyant qu'elle commençait à fléchir, l'ancien Marine passa ses mains sous ses genoux et la souleva, avant de la ramener à sa chambre d'hôpital où ses médecins devaient maintenant la chercher. Déposant un baiser sur sa chevelure rousse, il murmura lentement à son oreille, d'un ton faussement réprobateur :

- Tu ne devrais pas être dans ta chambre ?

Elle ne répondit pas, se contentant de poser sa tête sur l'épaule de son prince charmant, fermant les yeux après avoir séché ses larmes. Détendue par l'odeur enivrante de son amant, elle s'endormit – laissant les calmants que les urgentistes avaient dû lui administrer faire effet.
Jethro la déposa sur son lit, sous les protestations des médecins qui la cherchaient depuis plusieurs minutes. L'ancien Marine se redressa et attendit que les gens du personnel médical aient terminé de vérifier l'état de santé de Jen avant d'entamer la conversation avec eux.
Un médecin s'approcha de lui et l'entraîna vers l'extérieur de la chambre, préférant attendre d'être éloigné pour pouvoir discuter pleinement.

- Votre femme, monsieur, m'inquiète beaucoup....

Jethro ne tiqua même pas sur l'emploi du mariage pour les désigner, il invita d'un signe de tête le médecin à le suivre jusqu'à la machine à café, tout en le laissant continuer.

- Elle ne semble pas avoir de blessures extérieures extrêmement grave... Vous connaissez le docteur Mirfhal ? Elle s'est occupée de votre femme lors de sa tentative de suicide...

L'ancien Marine acquiesça, se remémorant les faits qui avaient suivis cette tentative de la part de Jen...
- Eh bien –poursuivi le médecin- le docteur Mirfahl s'inquiète beaucoup de l'état psychologique de votre femme. Elle semble avoir subi un fort choc émotionnel et....
- Avez-vous écouté mon conseil ? demanda le médecin en question, qui arrivait en courant près d'eux
- Je vous demande pardon ?
- Mon conseil : je vous avais dis d'éloigner votre femme et de l'emmener dans un lieu symbolique et reposant pour elle, l'avez-vous fait ?
- Oui...

Le médecin qui parlait avec Gibbs jusqu'à ce que sa collègue arrive bredouilla une simple excuse avant de s'éloigner vers les urgences, où un nouveau cas l'attendait. Gibbs se concentra à nouveau sur la jeune femme qui lui parlait, lorsque son regard fut attiré par un exemplaire de magasine people... Une photo volée de Jen était en première page alors qu'un titre assez gros indiquait "Toute la vérité sur le viol de la directrice d'une agence gouvernementale". Il prit congé du jeune médecin qui le regardait faire avec un air interloqué sur le visage, et se saisit du magasine avec rapidité.

- Qu'est ce que c'est ce bordel ?!

Une jeune infirmière se tourna vers lui, puis, ne cherchant pas à comprendre - trop occupée par le dossier qu'elle avait sous les yeux - se concentra sur son travail. Gibbs, sans se soucier du regard des infirmières, ouvrit le magasine à la page indiquée.

" La renommée et respectée directrice du NCIS, Jennyfer Shepard, subit une période noire de sa vie. Nous avons appris qu'elle avait été violée et serait maintenant recherchée par un tueur en série aux multiples identités mais plus connu sous le nom de Francis Weir[...]
Arrivera-t-elle à s'en sortir ? Les policiers pourront-ils rattraper Francis Weir maintenant qu'il est de retour dans la nature ? La suite dans notre prochain numéro avec une interview très privée de Jennyfer Shepard... "


L'ancien marine s'éloigna, furieux. Il se dirigea d'un pas rapide vers l'extérieur du bâtiment où il décrocha automatiquement son portable.

- Putain de merde Fornell, qu'est-ce que c'est que ce bordel ?!
- Quoi donc ?
- Tu n'as pas lu la presse people ?!
- Oh... Alors tu es au courant...
- Tu comptais me le dire un jour où l'autre ?! Comment ils savent ça ?
- Je ne sais pas, il y aurait eu une fuite chez nous...
- T'as intérêt à me retrouver celui qui a lâché ça !
- Et toi, que vas-tu faire ?
- La même chose que d'habitude, Tobias, la même chose...

Gibbs raccrocha d'un coup sec, passant une main lasse sur son visage. Si en plus la presse s'en mêlait... Oh bien sûr c'était un scoop formidable ! Ceux qui le voulaient allaient pouvoir s'amuser à démolir l'image du NCIS, mais surtout celle de Jen... « La première femme directeur d'une agence gouvernementale incapable de se protéger d'un violeur et meurtrier multirécidiviste. » Il voyait bien ça en gros titre des journaux à scandales.
Soupirant un grand coup, il décida de remonter voir la jeune femme, avant de devoir prendre une décision... Les médias risquaient de débarquer d'un instant à l'autre dans l'hôpital après avoir pris connaissance de la fusillade et de l'endroit où Jen avait été emmenée.


# Posté le mardi 29 janvier 2008 05:50

Modifié le mardi 28 octobre 2008 10:24